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Jeudi 15 juin 2006
Voici ma réponse à un article qui m'a été transmis par un ami québécois (que je remercie!). L'article est copié à la suite de la réaction.. Il peut être lu d'abord pour mieux comprendre ma réponse. L'article en soi était une occasion d'aborder ce sujet, mais il me permet de répondre une bonne fois à tous les arguments du type « les femmes font de la politique autrement » et compagnie...

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« Que les femmes "prennent le pouvoir", c'est super parce que c'est moderne et qu'elles sont toutes gentilles ! »

Dans toute prise de pouvoir il y a collaboration de traîtres en tout genre... Je ne vois pas ce qu'il y a de « fascinant » à mettre les hommes complètement sur la touche... mais c'est à la mode, et certains hommes le prônent bien davantage que les femmes qui en majorité ne souhaitent pas que les femmes "prennent le pouvoir" mais le partagent avec les hommes.

 Vieux complexes par rapport à Maman, symptômes de faiblesse de l'homme québécois typique après des décennies de soumission et de matriarcat (l'homme-enfant québécois)... Toujours est-il que pour faire la Révolution tranquille, 90% de Francophones s'opposaient à 10% d'anglophones. Ce qui n'est absolument pas la proportion hommes-femmes. Sauf si toutes les femmes (j'en doute) sont rejointes par 80% des hommes, heureux de redevenir des enfants jusqu'à la mort.

Que la Révolution tranquille ait été essentiellement le fait d'hommes n'est pas un hasard ; la plupart des changements radicaux ont été menés par des hommes, même dans des situations où les femmes étaient en mesure de le faire. Les femmes politiquement, sont plus conservatrices, et un grand nombre de femmes plus ou moins bigotes poussaient même de toutes leurs forces CONTRE la Révolution tranquille !

Si donner tout le pouvoir aux femmes suffisait pour vivre en harmonie ça se saurait. On retient peu de femmes dans l'histoire, mais parmi elles un nombre suffisamment élevé d'autocrates en tout genre absoulment dénuées d'empathie pour les milliers d'hommes (et de femmes) qu'elles ont conduit au suicide ou à la guerre, de la Russie à l'Angleterre. La France soi-disant machiste a connu plusieurs régentes (dont certaines prêtes à tuer leurs enfants pour régner), Mme Cresson qui était nullissime, Mme Aubry qui fait encore des siennes à Lille pour cause d'autocratie chronique, et bien d'autres dont les qualités ou les défauts n'ont rien de "féminin". À côté de cela, des femmes influentes ; Mme Veil, Mme Trautmann (ancien maire de Strasbourg et ministre), Mme Guigou, Mme Parisot (présidente du Medef), Mme Fontaine (ancienne présidente du Parlement européen), et j'en passe un paquet. Une grande majorité de femmes dans les tribunaux, dans les écoles (on connaît l'importance de l'éducation)... Et le pays soi-disant de la "misogynie politique crasse" est un des seuls pays du monde a avoir une femme pour ministre de la Défense, qui plus est de droite, et envoie désormais 47% de femmes aux élections régionales et municipales, ces dernières ayant une importance primordiale dans la vie des gens. Je n'ai pas l'impression que le pays aille mieux pour autant.

Tout cela est du mythe. Il y a des hommes de consensus et des femmes autoritaires, tout comme l'inverse. Nier cette réalité revient à catégoriser les gens et considérer les femmes comme génétiquement meilleures et surtout, les valeurs dites féminines comme meilleures. Au nom de quoi ? On se le demande... Quoi qu'il en soit, je vois encore une majorité d'hommes chez les entrepreneurs, et les femmes entrepreneures apprécient en général d'être entourées d'hommes. Je vois aussi une écrasante majorité d'hommes dans les partis politiques. Quant au style Ségolène, je ne vois pas ce qu'il a de féminin, à part son trip "famille" avec lequel on ne fait pas un programme. Je l'aime bien, mais je ne voterais pas pour elle parce qu'elle est une femme. Elle fait partie de ce genre de personnes qui va s'apitoyer sur le sort des veuves dont les maris ont été torturés et fusillés sans avoir une pensée pour ces derniers... Une femme c'est gentil, innocent, alors qu'un homme, s'il a été fusillé, il a bien dû le chercher !

Le monde musulman compte aussi des pays où les femmes ont une certaine importance et où on les respecte même sans leur donner de pouvoir politique. Il ressemble souvent à celui que nous connaissions il y a seulement quelques décennies, qui n'était quand même pas un enfer pour les femmes! Il faut arrêter de ne voir que l'Iran et les monarchies autoritaires. Même si les femmes sont opprimées dans bien trop de pays j'en suis conscient. Mais qu'on s'intéresse aussi au sort dans ces pays des hommes non-musulmans, des homosexuels (le plus souvent torturés - et/ou violés - avant d'être tués), des pauvres, etc. La misère et l'oppression sont partout, et limiter son étude et sa compassion aux femmes est complètement biaisé. Dans un pays libre et ouvert, les femmes se font une place. Tant que la plupart des hommes sont opprimés, les femmes le sont aussi.

La féminité n'a rien de moderne pour moi, elle a toujours fait partie du monde et le fait de la voir "prendre le pouvoir" n'a rien d'enthousiasmant. Ce serait le début non pas d'un repos du guerrier mais de bien des maux pour la société tout entière. Des hommes complètement perdus, sous-diplômés, inutiles (ou bons à faire des boulots pénibles que les femmes méprisent), déresponsabilisés. Une poussée de violence, sauf si on les endort bien avec la télé, l'alcool et le hockey comme au Québec, des suicides en masse, des célibataires par millions (les femmes
cherchent quoi qu'on dise en majorité un homme plus âgé, plus grand et d'un statut social équivalent ou plus élevé... ce qui est impossible si on les met sur la touche dès l'école)

On s'indigne
qu'il y ait des quotas officiels ou officieux d'hommes à l'entrée de telle ou telle école? Alors qu'on piaffe de joie quand on fait la même chose en faveur des femmes ! Mais on marche sur la tête ! Il est révélateur que peu de femmes auront cette réaction, alors que ces hommes sans aucune identité masculine sont contents de faire plaisir à Maman. Les femmes ont soi-disant « décidé » de prendre le pouvoir.. Ah bon ? Quelles femmes ? Malgré toutes les incitations et les précédents, cela ne se ressent pas du tout en France. Les femmes veulent s'impliquer, participer, mais pas nécessairement prendre le pouvoir. Alors arrêtons de faire de la caricature qui ne servira qu'à justifier un retour de bâton "masculiniste" quand les hommes (les vrais.. j'entends par là, ceux de la vraie vie, pas ceux des salons) auront saisi à quel point leurs semblables masculins veulent s'écraser devant les femmes, marquant par là leur faillite en tant que sexe, que genre, du style "Nous les hommes, on dépose le bilan et on vous laisse les clés du monde".

Que les femmes ne "prennent" donc pas le pouvoir, qu'elles le partagent et lui apportent ce qu'elles ont de mieux à apporter! C'est pas une bonne mixité qu'on avance, pas par le sectarisme féministe.

TMD.

PS: j'en profite pour saluer le livre d'Éric Zemmour, Le Premier sexe, dont je ne partage pas toutes les analyses et les conclusions, mais qui a le mérite d'amener un peu d'air frais dans la torpeur du politiquement correct français. Lecture conseillée ! :-).
   
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Le long repos du guerrier
Le siècle des femmes est commencé. Deux questions restent en suspens. À
quelle vitesse la prise de pouvoir se fera-t-elle en Occident? Et qu’en
dira Oussama?

par Jean-François Lisée

publié sur www.lactualite.com, le 12 mai 2006

Dans ce dossier…
· La voie Royal, 24h dans la vie de Ségolène Royal
· Sexe de misère, selon Carole Beaulieu
· Pauline à la plage, un entretien de Françoise Guénette

Début de la chronique de Lisée:

J’ai toujours été fasciné par un propos de la philosophe française
Elisabeth Badinter à propos de la volonté de puissance des femmes. Notant
que c’est seulement au cours du dernier siècle, des suffragettes à nos
jours, que les femmes ont revendiqué massivement et avec ténacité leurs
droits sociaux et politiques, elle s’est demandé pourquoi cela ne s’était
pas produit au siècle précédent, ou alors à celui d’avant, ou à l’autre
encore. Et elle a supposé qu’il y avait derrière cet éveil un long
mouvement de balancier, une sub-conscience collective. Il y eut un moment
où les femmes étaient prêtes à prendre le pouvoir et où le mouvement s’est
enclenché.

Ce sont en effet les sujets, pas les puissants, qui décident de la date de
la révolution. C’est vrai aussi pour les Québécois. Longtemps sous la
coupe du pouvoir économique et politique anglophone, c’est en 1960 qu’ils
ont collectivement dit : ça suffit ! Ils auraient pu le faire en 1920, ont
même tenté de le faire en 1936, si le mouvement n’avait pas été détourné
par Maurice Duplessis. Mais il a fallu la révolution tranquille, avec les
Lesage, Lévesque, Gérin-Lajoie et Kierans (entourés et aiguillonnés,
donnons tout le crédit, par les conseillers Claude Morin, Michel Bélanger,
Jacques Parizeau), pour que le Québec prenne le pouvoir. Notez : que des
hommes.


En 2006, la montée des femmes s’approche de ce que les sociologues
américains appellent le «tipping point», le moment où la somme des petits
changements précédents modifie suffisamment l’ensemble pour que le réel
bascule. Comme la dernière poussée d’un rocher que l’on pousse au sommet
d’une montagne. L’instant d’après, tout déboule. Je ne suis pas le seul à
le dire. Voyez cette citation : « le moment des femmes est venu. Non pas
pour les femmes, mais pour l'harmonie de la vie tout simplement et pour le
bonheur des hommes et des femmes. » Son auteur : Ségolène Royal.

L’affaire n’est pas que politique. Que dans des bureaux d’avocats, des
facultés américaines, les hommes aux tempes grises appliquent en douce un
quota minimum d’embauche ou d’inscription de jeunes hommes, pour contenir
l’écrasante majorité montante de diplômés féminins, est le signe du combat
d’arrière-garde masculin qui commence dans les lieux intermédiaires du
pouvoir. Les taux de décrochage des jeunes hommes, de suicide même, la
propension de l’industrie publicitaire – toujours à l’affût des tendances
– à dénigrer les hommes dans les publicités, la multiplication sur les
grands écrans ces temps-ci de superhéros féminins, le grand retour
spirituel de Marie-Madeleine, autant de signes de puissance féminine, de
déclin masculin. (Subliminalement, toutes les pubs de Viagra sont des
signaux que la virilité a besoin de béquilles. Rien de tel pour la force
féminine.)

Mais j’entends déjà mon amie Françoise David rugir : aux sommets du
pouvoir, là où les grandes décisions sont prises, nous sommes loin du
compte ! Certes, mais la distance pourrait être franchie plus vite qu’on
ne le croit, et je ne parle pas que de la nouvelle présidente chilienne.
Le chancelier allemand s’appelle désormais Angela. En France, pays de la
misogynie politique crasse, il est maintenant probable que Ségolène Royal
soit la candidate présidentielle socialiste – et qui sait ce qui se
passera au second tour des présidentielles, l’an prochain. Aux États-unis,
la chute de la maison Bush rend pour la première fois crédible l’élection
de Hillary Clinton. Faites le compte, cela ferait trois femmes au G7.
Juste pour ça, juste pour passer le «tipping point» et donner une majorité
féminine dans le lieu central du pouvoir mondial, on se prend à vouloir
que Belinda revienne sur sa décision… (Vous me direz, mais le Québec, qui
s’est privé de Pauline ? D’abord, ce n’est pas ma faute, j’ai voté pour
elle. Mais le Québec est distinct, nous passons directement au premier
ministre gai.)

Cette féminisation du pouvoir occidental aura cependant un impact immédiat
sur la principale ligne de fracture mondiale. Le monde musulman, qui
frémit à la vue de caricatures de Mahomet qui – pour nous, ne vont pas à
la cheville du piquant des dessins de Chapleau même lorsqu’il est très
fatigué – réagira bien mal à un Occident dirigé par des femmes dévoilées,
désinhibées, ambitieuses, puissantes, déterminées.

Le vrai clash des civilisations commencera-t-il là, avec l’irruption du
pouvoir occidental féminin, condition aggravante pour les mollahs et les
partisans d’Oussama ? Y aura-t-il plutôt un réveil des femmes musulmanes,
déplaçant la ligne de fracture vers l’intérieur des sociétés où règne
l’islam, provoquant une salutaire crise interne débouchant sur une réforme
et une modernisation?

Qui peut le dire ? Les femmes ont décidé de prendre le pouvoir. Elles sont
sur le point de le prendre. Ce sera fascinant, c’est sûr. Pour nous, les
hommes, commence le long repos du guerrier. Notre réveil sonnera, c’est
sûr. Rendez-vous dans quelques siècles.
Par TMD - Publié dans : neovist
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Mardi 6 juin 2006
Le 3 juin, le PS tenait congrès à Strasbourg, à l'occasion des "États généraux du projet". Je me suis dit que c'était une bonne occasion de voir comment ça se passait dans ce grand parti, et surtout, si ça ressemblait à l'image qu'en donnent les médias.

J'avais déjà choisi mon "atelier" (en fait, une conférence...) depuis longtemps. Il s'agissait de celui ayant pour thème "Pour une autre politique étrangère", animé par Pierre Moscovici et avec notamment Hubert Védrine comme invité... Intéressant, très intéressant même. Je n'ai pas appris grand chose de nouveau mais ça m'a donné un éclairage plus large des questions qui pouvaient se poser.

À peine installé, au 4e rang, une nuée de photographes débarque. Je me demande ce qui a bien pu les exciter comme ça.. Normalement ils n'en ont que pour SRKKRZRKKZZ (notre adorable ministre UMP de l'Intérieur) et pour Ségolène, or cette dernière n'avait pas l'air d'être là... et l'autre non plus évidemment !!! Certes, les éléphants étaient de passage.. Jack le bellâtre, Lolo le traître, Strauss avec son look de parrain sicilien, Hollande l'air toujours aussi convaincu, tout le monde.. mais Ségolène, non...

En fait, je devais comprendre que la dame de Poitou-Charentes était au milieu de la meute, essayant de se frayer un passage pour accéder à sa place au premier rang. Une fois assise, ils se sont tous collés à genoux devant elle pour faire 10, 20, 50, 100 fois la même photo !! On sentait qu'ils prenaient leur pied... Ségolène, oui, la vraie, était devant eux ! Je pensais à Stéphane Bern aux Guignols en train de se frotter à la jambe du prince Rainier et d'en frôler l'orgasme...
Pendant ce temps, les autres élus régionaux ou nationaux, les dizaines de militants qui prenaient place derrière, n'avaient absolument aucun intérêt ! Je m'imaginais déjà comment les journalistes allaient résumer la journée. Ségolène était là, Jack et les autres étaient là aussi, voilà, c'est tout !

Eh bien j'en ai eu la confirmation le soir même. France 3 Alsace n'avait déjà pas été très bavarde sur ce qui s'était passé dans les salles, on sentait qu'il n'y avait que la présence de gens connus à Strasbourg qui les marquait. Mais le pompon fut avec TF1. Le contenu de toute une journée de débats a été expédié en trois mots : "l'Europe bien sûr". Pour enchaîner ensuite sur "mais surtout la polémique autour des déclarations de Ségolène" etc... Et ils ont passé 5 bonnes minutes à raconter des choses qui n'avaient rien à voir avec le projet socialiste, juste des extraits d'interviews prises dans le hall... tout ça pour obtenir des commentaires de tel ou tel sur l'encadrement militaire des délinquants, etc... On sentait que l'avenir de la France, et de l'Europe – puisque la journée tournait en grande partie autour de ça – ne les préoccupait absolument pas !

Non ce qui les intéressait c'était le futile, les à-côtés, la couleur de la cravate d'un telle ou des socquettes d'un autre... règne du superficiel, censure des idées, j'y ai bien reconnu ce que je déteste dans les "infos" télévisées ! Aucune information, que du divertissement !... Et après, on s'étonne que les idées politiques passent mal et que les gens ne s'y intéressent pas. Je dirais plutôt qu'on ne les y intéresse pas, car on ne voudrait pas trop qu'ils pensent par eux-mêmes. Il est plus facile de leur prémâcher les idées, de leur montrer sous l'angle voulu, pour faire élire qui on veut.

Non pas que je pense que la télé penche d'un bord ou de l'autre.. bon TF1 on s'en doute, mais cela ne se voit pas tant que ça. Non.. c'est surtout que les "journalistes" vont promouvoir les candidats qui font des déclarations qui leur conviennent car elles peuvent générer de l'audience. C'est sûr, réformer en profondeur les institutions, par exemple, c'est pas sexy. Alors que s'attarder des jours sur les lunettes de Chirac et sur la proposition loufoque d'un autre, ça ça marche fort ! Quitte à oublier tout le reste de ce que la même personne a dit.. Bref.

Tout cela m'a rappelé l'épisode "racaille" de mon ami Skrrkzkkrz.. On répond à une personne qui utilise ce terme, et on sait que tout le monde utilise ce mot dans les cités comme ailleurs non pas pour parler des jeunes en général mais de ceux qui sèment la merde dans les banlieues.. mais non, les téléjournaleux eux ont fait mine de ne rien comprendre. Se ruant sur l'histoire de deux jeunes qui se sont rués – en fait, suicidés – dans un transfo EDF (il n'y a pas d'autre mot quand des gens ont l'idée débile d'aller se réfugier dans l'endroit le plus dangereux qu'on puisse trouver dans une ville), ils y ont ajouté un "racaille" prononcé dans un contexte bien précis et ce 2 semaines plus tôt, et ils se sont dits que ça pouvait bien enflammer les banlieues, et surtout, que ça se généralise à tout le pays!

On a donc vu des quartiers de Laval, de La Roche-sur-Yon, etc. connaître des incidents majeurs.. là faute à qui, à des bandes organisées venues du 9-3 ? Ou celle d'irresponsables de la petite lucarne qui jouent littéralement avec le feu en faisant la pub de ces prétendues méthodes de revendication, sans aucun recul, avec un souci permanent du sensationnalisme... un simple rapport des violences aurait suffi ; non, il fallait tout montrer, pour bien donner envie à d'autres de le faire pour passer à la télé.. peut-être même sur CNN ! Bravo !! Et surtout ne montrons pas les 95% de jeunes qui restaient cloîtrés chez eux avec leurs parents à espérer que ça passe !

Revenons à nos moutons.. ou plutôt, à nos chèvres, puisqu'on parlait de la dame de Poitou-Charentes (oui, cette belle région produit plus de la moitié du fromage de chèvre français...). On s'est donc intéressé pendant au moins trois jours à une déclaration secondaire, eh bien juste après les États généraux, elle a un peu critiqué les 35 heures en disant que c'était une bonne mesure mais dont l'application avait connu des ratés. Ce qui me paraît évident et le paraît tout autant à la plupart des gens qui n'ont pas trop bu de lait UMP... Ben non là encore il a fallu lui faire dire qu'elle était contre les 35 heures, prétendre qu'elle les avait carrément "attaquées"...

Simplifications et raccourcis en tout genre, mépris pour le contenu des déclarations, j'ai vraiment eu honte de ces médias censés nous représenter. Et ce n'est ni la première ni la dernière fois.

On en serait à souhaiter le retour de l'ORTF ! Ou plutôt, le retour d'une télé publique (au moins elle) qui ait un souci d'intérêt général, de cohésion sociale.. et qui s'abstienne de jeter constamment de l'huile sur le feu dès qu'il y a un problème. Mais non, copions le pire de ce qui existe aux USA ! Je passerai les fermetures d'usine ultramédiatisées pendant que les dizaines de milliers d'emplois créés sont complètement snobés, le discours permanent sur notre modèle social qui ne marche pas alors que des milliards de terriens nous l'envient, etc. Si encore ils faisaient cela, mais qu'ils avaient la franchise de reconnaître qu'ils le font pour l'audience. Non, même pas, ils jouent toujours les naïfs.


Mes hommages à la presse écrite qui essaie tant bien que mal de rattraper la nullité de leurs confrères bien mieux payés...


TMD.

 

Par TMD - Publié dans : neovist
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Jeudi 11 mai 2006

Dans le cadre de mon obsession d'organiser, de rationaliser, voici une idée qui pourrait fonctionner sur toute l'Europe. Il est ici question du code postal mais cela pourrait être identique avec les numéros de téléphone par exemple.


Exemple avec le Grand Ouest de la France et en se basant sur les zones d'emploi de l'INSEE.

La logique est simple, on a dans chaque pays 9 grandes zones géographiques (la 9e ici recouvrant l'Outre-Mer), chacune subdivisée en 99 zones maximum (la France 99, la Belgique, le Danemark... plutôt 9) réparties en fonction des régions existantes, des départements, etc.

 Ainsi, Nantes a pour code 251, ce qui permet à tout le monde de savoir qu'on se situe dans l'Ouest (2), plus précisément dans l'Ouest central (25), le 1 pouvant être le marqueur d'une grande métropole. Saintes, en Charente-Maritime, a pour code 283, ce qui laisse comprendre que l'on se situe toujours dans l'Ouest (2), mais en Poitou-Charentes (27-28), et même, dans les Charentes (28).

Le zéro n'est que peu utilisé car 283, par exemple, suffirait pour Saintes, sans avoir à y ajouter un double zéro (283.00). 283.0 pourrait néanmoins servir à délimiter des quartiers de Saintes (283.01, 283.02, etc) et 2831 pourrait désigner les alentours de Saintes, tandis que 2832 serait attribué à la deuxième ville de la zone (donc 28321, 28322, 28323...) et 2833 à la troisième, etc. On a donc une grande précision tout en laissant la situation facile à une personne non avertie. C'est tout simplement le système de beaucoup de pays européens que l'on pourrait reprendre. À une échelle européenne on a simplement le code pays devant. F= France, F3= Grand Nord-Ouest, F31 = le Cotentin, F311 = Zone de Cherbourg, F31101 = centre-ville de Cherbourg....

On peut aussi imaginer d'utiliser des lettres au lieu ou en plus des chiffres, ce qui permettrait de n'avoir recouirs qu'à deux caractères au lieu de trois. "A" pourrait par exemple être l'Alsace, donc AS Strasbourg, AC Colmar, AM Mulhouse.. B la Bretagne, donc BR Rennes, BB Brest, BL Lorient... on retrouve là encore le côté pratique pour un novice comme pour un initié. Cela fera peut-être l'objet d'un autre article :-)

À vos claviers pour les commentaires!
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Lundi 3 avril 2006
Extrait d'un message que je n'ai pas pu me retenir de poster sur le forum du Figaro...

Un siège politique ce n'est pas une question d'économies, le symbole garde son importance. Non, la réconciliation franco-allemande n'est pas un détail, elle reste au fondement de l'UE ! Folie des grandeurs ? Non, respect des textes fondateurs, tout simplement.

Mais avant toute chose il faut se demander pourquoi le Parlement se retrouve écartelé entre BXL et Strasbourg.

Petit retour. Le Parlement a son seul et unique siège à Strasbourg (même s'il est admnistrativement sis à Luxembourg, ce qui complique encore la donne). La source du problème est que l'on a voulu concurrencer Strasbourg en construisant un hémicycle à Bruxelles. (À ce rythme, pourquoi ne pas construire un nouvel hémicycle à Paris en prétendant qu'il est désormais le siège de l'ONU !). Sans ces fantaisies bruxelloises, le Parlement serait uniquement à Strasbourg, et SEULS les 25 commissaires auraient à faire la navette entre les deux villes, puisque les députés seraient installés en permanence à Strasbourg. Difficile de revenir là-dessus mais, puisqu'on parle d'argent, que les collectivités bruxelloises indemnisent alors directement Strasbourg pour le manque à gagner dû à cette spoliation! Et là on ne comptera plus en millions mais en milliards.

Enfin, l'accessibilité de Strasbourg. Elle est en effet particulièrement mauvaise, car Air France refuse l'accès des autres compagnies (celles qui lui feraient de l'ombre) à l'aéroport de Strasbourg-Entzheim, très bien situé par rapport à la ville et tout de même dans les 10 premiers aéroports français. Mais avec une vraie politique associant Strasbourg et les collectivités locales, le Gouvernement français et l'UE, on peut faire de Strasbourg une ville très accessible avec peu de moyens et en peu de temps. N'oubliez pas, si vous suivez un peu l'actualité du train, que Strasbourg sera d'ici 8 ans au centre d'une étoile Paris-Munich/ Lyon-Francfort, le tout par TGV mettant Strasbourg à 1h45 de Paris et 1h30 de Francfort. Cela conjugué à l'avion (en mettant Air France une bonne fois pour toute à sa place, elle n'a plus le monopole!) et au carrefour autoroutier que constitue Strasbourg, on peut faire de Strasbourg une ville largement aussi accessible que Bruxelles. Encore faut-il le vouloir.

Mais la mode est au défaitisme. Laissons tomber la France, laissons tomber le français, c'est à la mode. Et surtout, pas de politique, que de la gestion! Ah au fait, 200M€, ça représente à peine 10% des faramineuses dépenses de traduction à l'UE... pourtant cela ne dérange personne.

http://forums.lefigaro.fr/user/non-frames/message.asp?forumid=211&messageid=911669&
threadid=911568&parentid=3
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Vendredi 24 mars 2006

L'administration française, indécrottablement figée et mal gérée ?

Possible... Mais le tableau n'est pas si clair lorsqu'on considère les évolutions majeures qui ont eu lieu au cours des dernières années. La loi organique de 2001 qui réforme complètement les finances de l'État en y incluant des indicateurs de performance en est un élément, et tout le bla-bla qui a commencé dès les années 1980 est peut-être en train de porter ses fruits. Deux études positives :

- L'analyse d'Accenture, cabinet international de conseil en management et technologies de l'information, référence en la matière pour son analyse annuelle portant sur 22 pays (2005)
http://www.accenture.com/Countries/France/About_Accenture/Newsroom/
News_Releases/2005/504egov.htm

- Le rapport 2000 de l'Organisation Mondiale de la Santé, consacré à la performance des systèmes de santé dans le monde, et qui classe la France au premier rang. Il coûte cher mais moins que celui des États-Unis, classés au 37e rang!
http://www.who.int/whr/2000/media_centre/press_release/fr/index.html

TMD

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